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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:36

 

Vous allez me dire que je rabâche,

 

Peut-être que je rabâche, mais là, on trouve tout dans ces trois lignes,

Trois lignes que j'extrais de Penaud (p.189) :

 

Il s'agit de la lettre du 19 août 1923 que Guillaume tente de faire parvenir à Marie-Jeanne. Il est en prison et ça lui démange de faire trouver par sa femme des « témoins » de sa version des faits. Il lui écrit et dissimule le papier dans l'anse du panier de linge sale que sa femme doit emporter.
Je sais, il existe plusieurs versions de cette lettre. Comme pour bien d'autres. Mais Penaud nous met un peu plus de texte et je cite.

 

« Il (Roussel) avait vu Quéméneur à Rennes le 24 mai dans l'après midi où il aura bu deux verres en sa compagnie et lui aurait montré là quelques pièces de 20 dollars et lui aurait ajouté qu'il avait 100 000 francs comme ça sur lui... »

 

C'est du conditionnel mais il y a trois informations que Seznec nous livre incidemment.

 

Primo, l'un des mecs qui ont rencontré Quéméneur à Rennes, dans l'après-midi du 24 mai, ça pourrait être ce Roussel mais il faut se résoudre à l'évidence, le Francis Roussel (p.191) ne nous dira rien de plus.

 

Secondo, Quéméneur aurait transporté ce jour là des pièces de 20 dollars. C'est Seznec qui le dit donc qui sait. Et si il le sait, c'est parce que c'est lui qui vient de les lui donner !

 

Tertio, c'est 100 000 francs que Quéméneur est supposé porter sur lui ce jour là...100 000 francs, le chiffre que réclame Vacquié pour entrer dans la banque. 100 000francs, mais chiffre aussi qu il a révélé à Seznec pour amorcer la revente de cadillac...

 

Et tout ça, Seznec l'écrit en trois lignes,

 

Moi, ça me fait des frissons....

 

Et puis, tant qu'à faire, j'ai aussi réfléchi à Gauthier,

 

On est le 2 juin, plutôt très tôt dans le début de l'affaire. Et il fait quoi le Seznec le 2 juin ? Il file à Paris acheter des « charnières » dans le plus gros magasin des pièces détachées , pour vélo, auto, moto de la capitale. Mestre et Blatgé. Du comme qui dirait la Manufrance pour des trucs qu'on rajoute à sa bagnole pour faire chic, du phare, de la lanterne, de l'avertisseur avec pompe en caoutchouc et cornet en cuivre, etc... (des charnières ? On a pas tout compris) et puis, il dit qu'il se renseigne sur les marchés de l'occasion cadillac, et puis qu'il va voir côté Saint-Lazare, à l’hôtel de Normandie si qu'on aurait pas entraperçu son pot, le conseiller Général Quéméneur .Et puis, tiens, il va voir un avocat, un certain Gauthier, à qui, visiblement il n'a pas l'intention de confier une histoire avec un huissier morlaixien.

 

Au fait, pourquoi un avocat  à  Paris, un avocat qu'il ne connaît pas ?

 

Donc, pourquoi Gauthier ?

 

Mais si Gauthier, c'est , par la filière « félibrige », un pot à Vacquié ?

 

C'est comment qu'il a trouvé Gauthier ?

Par les petites annonces ? Pourquoi pas,

Mais si, dans la valise de Quéméneur il avait trouvé quelque chose en rapport avec Gauthier ? Une carte de visite, un reçu , un truc qui lui aurait suggéré que les dollars n'était pas loin de ce Gauthier ?

 

Ils vont se voir, ça c'est certain. Mais ils feindront l’ignorance, d'un côté comme de l'autre.

 

Et ils oublieront ….

 

En tout cas, c'est la première démarche de Seznec après la disparition de Quéméneur,

 

Ça a peut-être un sens , quand-même...

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 17:32

Bon

S'agirait d'arrêter de se masturber avec des considérations psy sur les uns et les autres. Ça mène à quoi, Madame Breiz, de faire coller Seznec ou Qéméneur, à des définitions un peu primaires de vos manuels de psy, à la sauce pacotille, vous faites avancer en quoi, la question ? Je vous l'ai demandé plusieurs fois mais la réponse est , à ce jour, que tous avons déserté le forum et rangé nos plumes mis au grenier notre verve et éteint les lampions. C'est plutôt triste, les colonnes et les topics ce 13 novembre...On dirait la plage Saint-Laurent à Plérin en plein hiver , vide et sans aucune âme, juste l'odeur du goémon et de la moule avariée. Vraiment de quoi vous briser la gaieté...

Faut pas déconner, vous nous avez dit tout, son contraire et ses variantes, de ce que on avait déjà dit, de ce qu'on avait pu délirer et de ce qu'on pourrait encore inventer.

Tiens, moi , ça me donne du malaise, du pas-bien , côté écriture.

J'ai la chique qui colle au fond de la gorge

et le mot qui manque de vivacité

Va falloir les arroser

Avec du nouveau

comme le beaujolpif

du qui râpe à l'intérieur

du qui frétille sous la moustache

du qui allume les idées

 

Tiens, et si on parlait de Vacquié ?

 

Vous connaissez vos classiques, donc vous connaissez le blog de Langellier,

Madame Langellier, s'il vous plait, et donc vous savez qu'elle avait découvert que le Gauthier, avocat couleur marron chez qui le Seznec se rend en Juin pour raison vague et vaseuse, était le mari d'une poétesse félibrige. Vous savez aussi que Madame Langellier avait découvert qu'un collaborateur de Vacquié était un poète, membre actif de la société félibrige.

Et voilà -t-il pas que, moi, modeste chercheur, je trouve que le compagnon de Vacquié, à Lisbonne, qui se fait arrêter en même temps que lui, est aussi un poète félibrige....

Y a de la coïncidence, quand même !!!

 

Et j'ai beau retourner l'information dans tous les sens, je n'arrive pas à y donner le bon sens, à comprendre ce que ça signifie...

 

Je vous livre ça comme ça, avec espoir de nous réveiller tous un peu.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 13:43

Ouais, à la question, la réponse c'est Sébire

 

Voir Madame Langellier http://piste.de.lormaye.over-blog.com/article-affaire-seznec-scoop-lettre-inedite-de-charles-huzo-117330488.html

vous l'avez p'têtre pas remarqué, mais ce blog, il a été sorti du grand supprimez tout , et ça, ça fait du bien...

 

Mais c'est quoi cette question de Huzo à Seznec ?

"vous le connaissez vous ?"

On ne sait pas la réponse de Seznec

On ne sait pas où Huzo il a été pêché l'info

La seule chose que j'ai trouvé c'est l'annonce, en 1920, à Caen d'un mariage de Paul Sébire, directeur de la Société Générale Alsacienne à Metz

Et cette banque, c'est une vraie banque, elle existe, c'est du concret

enfin, du concret, c'est vite dit,

à cette époque, ma bonne dame,....

 

Ouais, et puis Metz, c'est là qu'en 1922, Vacquié, il crée une succursale de la BPC, même que ça parait dans le Journal Officiel du 25 mai 1922.

C'est donc du bien plus tard

du bien éloigné...

Pas tant que ça , après tout, c'est bien dans la lignée à notre Vacquié, à notre façon de regarder Vacquié...

Et , pourquoi pas, le Huzo, il aurait pas fait un peu la même chose ?

 

Et puis, y a en encore :

Banquier, qui aurait un propriété à Houdan

Banquier qui aurait fait sa classe dans la même boite que Seznec, le petit Séminaire...

 

Je sais, ça traîne partout, même que j'ai pas retrouvé d'où qu'il vient ce bruit, cette rumeur , c'est qui qui la dit en premier ce machin à tintinnabuler aux oreilles de friands du on dit ?

Moi, j'ai pas l'info.

Y a quelqu'un qui l'a ?

 

 

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:10

Ben oui, Guillaume Pallier, c'est un mec assez propre, plutôt droit dans ses bottes.
Ben oui, mais ça mène à quoi ça?

Ca confirme.

Ca confirme que Seznec, c'était un peu genre rigolo, un peu torve dans les affaires, un peu finasserie, un peu grande gueule ( avec un pistolet dans la poche arrière ! histoire de quoi ? montrer qu'on se laissera pas faire ? )

Et le Quéméneur, ouai, le Quéméneur à l'époque, tout en faux semblant, franc et honnête sur la façade, mais dans l'impasse d'un manque de pognon, d'un manque d'affaire, Bon pas de quoi s'effrayer. Parce que justement, il y a la Banque Privée Commerciale qui, elle cherche des gens qui veulent placer du pognon, des gogos quoi. Mais lui, Quéméneur, il en pas des économies mais justement il pourrait en avoir du liquide et en plus, il aurait de l'influence dans le politique. Et ça, pour Vacquié, c'est pas à négliger; Il va falloir faire vite et , dans la discrétion. Quéméneur, il essaye sa banque, puis son beauf' puis les dollars de Seznec. Il raconte un histoire de Cadillac, il fourguerait bien son Traou Nez juste pour voir la couleur des pièces d'or et de conter comptine à Marie Jeanne...

 

A Rennes, Seznec les apporte ces fichues pièces, on les compte et puis Quéméneur avertit Vacquié, il y en a pour 30 000 francs. Avec les 60 000 de Pouliquen et les 10 000 de sa banque, le compte est bon. Mais surtout, Monsieur Quéméneur, pas la Banque de France pour le chèque, la Société Générale...On raccroche le bigophone , on appel Pouliquen. L'est pas là. On lui envoie un télégramme...

 

Et on va aller à Paris . Là bas, on ira voire chez un certain Gherdi (ou un autre, un truc genre mystère, ça fait mieux). Avant de partir, on a fait des promesses de vente (Tient! c'est pour ça qu'elles sont dans la valise et pas dans le coffre de Ker Abri), on verra après ce qu'on en ferra..

Pas de bol, la Cadillac n'avance plus.

Bon, ben ça évitera les démarches bidon chez les Gherdi mais Quéméneur, arrivé par un train de nuit, se pointe à la BPC, dépose ses dollars , va chercher son chèque à la Poste. Y pas de chèque... Le dit à Vacquié qui dit qu'il attendra... Et , au fait, pas de reçu ?

Ça se fait pas , ça. Pas de reçu....

Si, il y a un reçu. Mais, beaucoup plus tard, Seznec qui ne voit pas de qui il vient mais comprend qu'il s'agit de ses sous, le fait disparaître, surtout qu'il faut absolument en gonfler la somme.

 

Quéméneur, il a promis d'aller à la noce à sa filleule. Donc il reprend le train et s'arrête à Morlaix. Il sait que Seznec n'est pas encore rentré et , donc, si il y va , c'est qu'il veut voir Marie Jeanne et donc... ben oui...c'est qu'il fricote avec elle.

Il pense lui annoncer sa nomination comme banquier, puis lui dire qu'il a vendu Traou Nez, puis...et puis,ça lui permettra d'être plus entreprenant avec elle.

Ce qu'il fait

ce qu'elle repousse. Le platonique, à elle, ça lui suffisait. C'était dans son style, dans ses limites...Mais, voila-t-il pas qu'il la tripote ! Un coup de bougeoir sur la tête ! Le trou noir qui a suivi...

Seznec, quand il revient, il deux choses à affronter :

D'abord, il est peut-être bien cocu et sa mère, dès qu'il lui en parle se marre et dit que tout le monde le sait...Seznec aura toujours un doute et même qu'il en aura si mal qu'il tentera de se tuer après l'avoir écrit à sa femme...Ça , pour une fois, c'est du noir sur blanc et puis, c'est du sincère.

Et puis, il s'agirait de pas tout perdre, côté fric, et avec un pote, Kerné, ou un autre, on invente, on refera les promesses de vente, on ira au Havre, on s'embrouillera de plus en plus. On essaiera, avec Marie Jeanne, d'être à l'unisson . On fait ce qu'on peut, mais si mal, si mal...

Dans cette histoire, plutôt simple, tout ce qui l'entoure est si compliqué, si louche, si douteux. On perd de vue le principal.

Regardez tous ces zigotos, les Gauthier et autre marioles. Ils sont tous sur le devant de la scène, pour être le premier au grand prix de l'arnaque...

Jusqu’à sa mort, Seznec s'est entouré d'eux. Sans doute pour nous détourner de Marie Jeanne...

 

Ouai, mes chers enfants, il faut bien conclure. Je ne vois pas d'autre manière de raconter et depuis quelques temps , je tourne en rond.

 

On aura beau me dire...

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:48

On va passer sur les querelles internes et les tsunamis du forum...

Tout ça , c'est pas pour vos yeux de gamins.

 

Je voudrai plutôt recentrer les recherches.

 

Il y en a un qui depuis des mois m'a plus ou moins échappé, sans doute parce que je n'ai rien trouvé sur lui.

 

Son nom, à ce mec, c'est Guillaume Pallier.

 

Vous allez voire dans Bernez Rouz et vous comprendrez vite pourquoi il m'agace plus qu'un peu. Rouz nous dit qu'il est un ancien représentant de commerce, accrédité auprès de la Marine Nationale. C'est un peu court.

 

Ce Pallier fait du témoignage, dès juillet, sur la moralité de Quéméneur comme sur celle de Seznec, se disant bien connaître l'un et l'autre et il y va largement.

En gros, Quéméneur , c'est un loyal, un probe, un gentil, un honnête.

Seznec, lui, c'est tout le contraire, un gros buveur, toujours armé d'un pistolet dans la poche arrière de son pentalon ( ça, c'est du précis...), qui vend de tout, utilise des procédés douteux, sa femme, une sournoise, etc...

 

Et oui, vous avez reconnu : c'est pile-poile l'introduction de l'acte d'accusation lors du procès d'assises.

 

Bon. Nous, on veut bien...

 

Mais c'est tellement caricatural côté Seznec, et pire encore côté Quéméneur.

En tout cas, c'est la dessus que la Justice s'appuiera pour lancer son jugement.

 

Sans nuance.

Alors que tout, bien au contraire, était dans la nuance, dans les nuances....

 

C'est qui cet ami, cette connaissance qui a tant de chose à raconter sur ses deux poteaux, ce type de l'ombre qu'on a jamais entendu son nom par ailleurs ?

 

Et ben

j'ai pas trouvé

Rien

Que nibe

Que dale

Ma moulinette à triturer le passé, elle a rien donné...

 

Alors, je vous pose la question,

Guillaume Pallier

Vous connaissez, vous ?

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:48

Le Vacquié, c'est quand même quelqu'un.

Il aura tenu la presse dès son plus jeune âge.
En fait, c'est grâce à son papa, le maire de Saint-Maurin, notaire et conseiller général. Il aura suffit que ses deux fistons ratent un virage en 1904 et en carriole à cheval,et crac, un article dans le journal .

Quelques temps plus tard, le Gaston, ou Jean, ça dépend des circonstances, attire l'attention des miteux qui tiennent la rubrique des faits divers, . Il a des ennuis côtés affaires ( il est clerc de notaire) et côté matrimonial (il aurait trompé sa femme !!!) . On va au tribunal, on raconte des fariboles, c'est vrai, on est à Nice, mais on fait quelques lignes dans le journal.

Plus tard, on prend la place du père, le maire, "qu'est mort d'une glissade, en bouffant sa soupe froide", enfin, juste le temps pour dire qu'il est le plus jeune maire de France et que ce sera son frère Aymar qui garde au chaud de la famille, la fonction. Le Aymar, il grenouille dans la magistrature, un certain temps, le temps d'y faire un peu de plaintes de la part des prévenus. La République, bonne fille, le mute et le re-mute.

Entre temps, Jean se place à Paris, dans le monde des rigolos qui sévissent dans le petit délit d'escroc. On achète, on revend, sans jamais payer avec des cartes de visite au nom d'Aymar, qui, dit-il, ne se rend pas compte que son frangin dérive et re-dérive...En 1911, la police se fâche, on arrête qui on peut.

Aymard, condamné, fait amende honorable, c'est à dire dans l'honneur , en déclarant qu'on ne le reprendra plus à ne pas surveiller son frère...

Jean, condamné, se dit qu'il y a certainement mieux à faire.

Le mieux, c'est de créer d'après des liens les plus vagues, un Comptoir Marocain qui veut mettre en relation des investisseurs, bien entendu riches gogos, avec d’honorables commerçants qui ont clientèle au Maroc. On crée même, au détour d'une arnaque de plus, une banque, qui va devenir la Banque Privé et Coloniale.

Et la vie se passe, entre beaucoup de naïfs et de faillites, bien entendu, pas frauduleuses du tout.

La presse nous signale dès 1922 une nouvelle activité de la Banque Privée Coloniale : d'abord, elle déménage du 44 rue Faber, boite aux lettre aux mille activités, au 150 avenue du Maine. Le patron, Jean Vacquié, prend du volume, de l'aisance et de la notoriété. De plus, elle semble étendre son activité, elle recherche des collaborateurs, des directeurs, des inspecteurs généraux, des administrateurs mais surtout, elle attend des personnes qui peuvent apporter quelques fonds en échange de ces postes mirifiques. On recrute...En 1923, on s'attaque à des valeurs de rapport, en effet, on rachète des Bons du Trésor contre des valeurs d'Emprunt.

 

Vaquié, ce n'est pas seulement Jean, mais aussi Aymar qui de son poste d'avocat, de maire et de conseiller général, semble avoir son oeil dans les affaires de son frère et y joue son pion d'associé. On le voit à une création de société bidon ou il est intitulé directeur. Jean crèche à Meudon, dans une belle villa, où il est entouré de jeunots multiples, tels Besseyre des Horts et Descimont qui investissent dans le stratagème et l'arnaque simple qui peut rapporter vite.

Il multiplie les offres extraordinaires à ceux qui ont du fric et veulent le faire fructifier : du bon du trésor à l'écrémeuse...Sous n'importe quelle forme, sous n'importe quelle idée.

En 1923, c'est le tour de Quéméneur...

En 1924, y a des grugés qui se plaignent. Les Flics qui déboulent et comme ça concerne les bons du Trésor, la magistrature , ça la réveille. On arrête. On saisit. On farfouille.

On enquête.Et même, on répond à l'enquête d'un autre juge, celui de Quimper. On adapte les réponses aux besoins. On noie les poissons. On embrouille avec des fumées épaisses. On découvre un minable trafic à Vitré. On ferme les succursales, en tout cas à Le Blanc. Les autres ?

La justice , celle de la XI ème chambre correctionnelle de Paris, condamne et colle des amendes.

En 1927, utilisant encore le 150 avenue du Maine, Jean Vacquié remet ça et la police lui colle encore au cul...

Puis 1929. Vacquié toujours superbe, fait ses giries à Lisbonne ou il tente un dernier coup. La France promet une extradition puis la presse éteint ses colonnes et il disparait de l'actu.

Fini Vacquié, il ne fera plus jamais parler les journaleux.

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 14:49

Tiens, je suis en pleine consultation de mes notes sur Vacquié

Et tout d'un coup,

c'est l'étincelle.

Un truc qui me marne dans la cervelle depuis.... je sais plus, mais ça fait longtemps.

Et pourquoi qu'elle vient l'étincelle ? Ça, j'adore, remonter comment dans ma tête, je suis arrivé à cette pensée. Ça fait depuis tout petit que je pratique . Ça fait du bien par où ça passe.

Mais là, j'ai pas retrouvé, un blanc...

En tout cas voilà ma question : bon, Guillaume , après avoir débarrassé le salon de l'encombrant Pierrot, tout raide et tout froid, il se casse la tête pour tirer profit de la situation, côté pognon, parce que là, il y aurait moyen de sauver les meubles. Et il invente , à refaire les promesses de vente, à les déposer quelque part, à faire croire que Quéméneur, il est parti au loin.

Le loin, c'est Le Havre.

 

Et pourquoi Le Havre ?

 

Y a pas beaucoup de réponses possibles à ma question. Réfléchissez bien, dans la logique, celle qui fait agir Seznec...

Y en a deux

 

Ou il sait que Vacquié a l'intention d'y ouvrir une agence.

mais comment qu'il a eu cette information ? Il ne connait pas Vacquié, sinon il en aurait parlé mais Quéméneur , qui lui sait, a dû lui faire une allusion sous une forme quelconque.

 

Ou , il en parle à Kerné, justement le Kerné qui y a des attaches ? Donc Kerné serait le complice qu'on avait cherché dans un autre chapitre. Kerné, c'est bien, il est tellement flou qu' on peut y mettre tout ce qu'on veut sur le dos. C'est le mec fourre-tout . Y a jamais personne qui dira qu'on se trompe.

 

Ou les deux à la fois

 

Donc, mes enfants, vous pigez le truc maintenant.

 

Seznec, il invente à sa façon la présence de Quéméneur au Havre. Mais attention , il y va doucement, on ne sait jamais , la famille peut avoir d'autres informations. Donc, il suggère. Non, la sœur, elle ne sait rien. Il suggère un voyage ailleurs, une destination vraisemblable. Puis, avec Kerné, il monte le coup.

 

Y faut quand même bien dire que De Jaegher, avec sa lettre à la con au Juge Campion, il y a foutu son caca dans le vraisemblable...enfin, ça rajoute au côté "obscure" du Kerné et , en plus, qu'il meurt de maladie grave, juste à temps pour ne pas avoir à s'expliquer un tantinet plus long, juste assez tôt pour qu'on puisse encore en inventer dans ses turpitudes.

 

Si vous voyez d'autres explications

 

et bien, il faut me le dire.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 17:21

Vacquié....

 

Je crois que je vais vous le faire au moment ou il entre en scène dans l'affaire

 

Ce qu'il y a eu avant, j'y reviendrai

 

Ce qu'il y a eu après, je vous le dirai quand ça va être utile et bien évidemment, nécessaire.

 

Dans le journal Le Temps, on trouve une petite annonce le 24 avril 1922

« banquier recherche Secrétaire Général ...apport 100 000 fr …..Vacquié, Villa Linda Meudon »

 

Dans Ouest-Eclair, du 16 et 17 octobre 1922, même genre d'annonce, mais là, il ne s'agit plus que d'un apport de 50 000 fr pour un inspecteur général. Vacquié recevra les candidats à Rennes quelques jours plus tard.

 

Je fais ici une remarque que j'ai archi-vérifiée : la villa Linda est au 44 boulevard des Deux Gares (actuellement Anatole France)

 

Dans Ouest-Eclair du 16 octobre 1922, « Je cèderai en totalité ou par cent minimum, 500 écrémeuses parfait état etc...Serai à Rennes, semaine prochaine, Dalton, 44 boulevard des deux Gares Meudon

 

Serait-on un trop grand imaginatif si l'on en déduisait que Vacquié, se faisant appeler Dalton, comme les frères, vous allez me dire, vent aussi des écrémeuses en gros, tout en faisant le banquier ?

 

J'ai retrouvé, dans la Presse de cette époque , deux annonces, qui n'ont pas de sens, à l'adresse de la villa Linda .

 

Je sais en tout cas, qu'au printemps 1923, Quéméneur se fait « démarché » par Vacquié. En effet , la police retrouve dans les papiers de Quéméneur trace de ce démarchage . Sans doute des brouillons de lettres-réponses. Je n'en sais pas plus mais un complément d'enquête sera demandé par le président des Assises, avant le procès. En effet, l'affaire Vacquié vient de commencer. Il vient d'être arrêté le 1er mai 1924, et, d'après la presse, c'est le frère de Vacquié qui répond au commissaire chargé d’investiguer que Quéméneur avait bien été pressenti pour entrer au Conseil d'Administration, que c'est Besseyre des Horts, secrétaire particulier de Vacquié, ancien propriétaire de la Banque Nationale de l'Ouest, qui avait été chargé de l'approcher et, comme Vacquié se rendait à Landerneau pour le rencontrer, un problème s'était produit : l'un descendait du train comme l'autre y montait....Comme c'est vraisemblable....

 

Vous me connaissez, quand on me raconte un truc pareil , je saute dans google et je cherche à vérifier.

 

Besseyre des Horts, ça fait grande famille aristo. Le problème, je ne trouve pas de banquier dedans et pourtant c'est assez bien documenté...bon ; y en bien un qui crèche à cette époque du côté de Brest, d'après un vieil Annuaire des Châteaux, mais on le trouve pas dans les généalogies ; Peut'êrtre qu'ils en ont eu honte après...En matière d'honneur, ça , j'oserai pas discuter.

 

Et la Banque Nationale de L'Ouest ? A l'époque, bon, d'accord, il y avait plein de banque, à la pelle, à la louche , des qui portaient des noms bien sonnants, des familiales, des professionnelles, des qui ouvraient, des qui fermaient. En tout cas, la Banque Nationale de l'Ouest, elle n'a laissé aucune trace, en dehors de celle-là.

 

La réalité des choses n'a pas dû trop troubler la police à moins que le commissaire chargé de l' enquête ait eu d'autre raisons de ne pas approfondir.

 

Vous allez me dire tout de suite : ils auraient grugé Quéméneur et un an plus tard, ils l'aurait avoué à la police ? En effet, qui peut penser que c'étaient d'honnêtes escrocs ? Tout le monde, puis que c'est ce qu'on a fait...

 

Ah oui, tiens, faut pas oublier de vous dire que les flics , dans l'affaire Vacquié c'est Vidal et Pachot, le procureur de la République, vous marrez pas, c'est Prince. En voilà du nanan pour les imaginatifs du grand complot.

 

 

Vous voyez le genre : tout en vendant des écrémeuses, qui ont l'air tombées du camion, le mec, il ouvre des banques et empoche les économies des naïfs . Il serai peut-être temps de vous raconter un peu comment qu'il travaillait le Vacquié.

 

Mais ça, ça sera pour la prochaine fois.

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 10:37

Bonjour, les enfants.

 

Tiens voilà encore du poil à gratter

 

Madame Langellier nous a branché sur Marie Gadal, la fille à la sœur à Seznec,vous savez celle qui épousera en seconde noce le journaliste Petitcolas.

 

Et même que Madame Langellier en fait une superbe de démonstration sur les brouilles internes et assez bien voilées qui ont dû faire le pain quotidien de Mesdames Seznec mère, fille et belle-fille.

Ça non, ça pas été autre chose que du pain bien amer pour le Guillaume dont les tentatives pour réconcilier les deux ont été sans résultat.

 

 

Ça m'a porté à la page 429 de "Nous, les Seznec" où Denis, y raconte que sa mère, Jeanne, se rend à Lourdes en mai 1968. Et là, alors que la grève la bloque, non pas dans la Grotte, mais sous le château, elle trouve dans le grenier les lettres de Marie Jeanne à Guillaume.

Le lettres de Marie Jeanne à Guillaume ?

Ah bon ?

C'est pas Jeanne qui les avait ?

Son père lui aurait pas refilées ?

Pourquoi c'est chez sa sœur qu'il les a planquées ?

On fait un bout de plus sur le chemin "mystère et boules de gomme" !

 

Vous avez remarqué , comme moi, que dans cette histoire, les archives familiales , ça n'est jamais là  où on penserait les trouver.

Les autres que familiales , c'est encore pire. Le summum étant un tas de paperasses qui naissent spontanément dans un décharge, pendant que Pierre Bellemare fait baver le micro, et qui se révèlent être les notes du Juge Hervé. Ça, c'est du grand comique.

 

Moi, ça me donne le tournis et quand je demande , avec ma douceur habituelle, à certain où qu'il a pris la copie de tel ou tel doc, on me répond que c'est dans le dossier alors que le dossier, y en a que deux qui y ont eu accès. Bizarre, vous avez dit bizarre ...

 

Côté secret, pfffff !!! j ' te jure !

Autant de secrets que d'acteurs....

Langlois, il a bien voulu nous en livrer un.

Y aurait pas quelqu'un d'autre qui nous ferait une révélation ?

Mais de la vraie.

Histoire qu'on dorme avec un peu moins d'angoisse.

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:23

Bonjour mes chers enfants,

 

Je voudrai qu'on aborde la question dollar

Je sais, vous allez me dire qu'on en a déjà tellement parlé. T'as du nouveau ?

Du nouveau, bien sur que non.

Mais une autre façon de les compter.

 

4040 dollars, c'est un drôle de chiffre. Chiffre assez curieux qui fait plutôt vrai. Il est sorti texto de la bouche de Marie-Jeanne qui les compte souvent et donc, qui sait ce qu'elle dit. Mais y a un truc qui me chiffonne (humour de blanchisserie), c 'est quand même beaucoup de pièces de 20 dollars pour payer trois chemises repassées et deux faux cols amidonnés. Bon, c'est sans doute pas exactement ça . C'est sans doute des paiements de trucs en nombre, en gros nombre. Y parait pourtant, qu'en cas de gros marché, y avait des contrats établis et que ça se payait dans la monnaie du pays...C'est curieux qu'on nous explique jamais...

Donc, à l'évidence, c'est pas ça , la somme...

Seznec s'est renseigné sur le cours du dollar le 28(?) mai, dans deux banques (Le Parisien du 14/07/1923). Marie Jeanne dit aussitôt que c'était avant. Mais passons, le tout c'est qu'il s'y intéresse et cela tendrait à faire penser que ces dollars existent.

Donc, c'est pas la somme. Et de là, les gribouillis sinistres dans les fausses promesses de vente. Puisque ça semble la seule raison valable pour refaire les PV.

 

Et quand va-t-il remettre tout le fourbi à Quéméneur ?

Moi, je suggère une solution assez simple : à Rennes, en arrivant avec la Cadillac. On les compte, on les recompte. On prend peut-être la décision d'en informer le commanditaire...qui dit aussi de changer de banque , pour le chèque...

 

Le samedi matin, Quéméneur, les dollars dans la valise, se pointe avenue du Maine, au comptoir de la BPC, pas le comptoir d'un café quelconque, On l'accueille bien volontiers. Et ensuite, il va chercher son chèque à la poste restante. Pas de chèque. Le banquier se montre souple, après un tel dépôt...Bien sûr , il peut attendre. Comment pourrait-il faire autrement?

 

Je vous dis ça comme ça : les 100 000 F, pour obtenir le poste de directeur local se décomposent en 60 000 F du chèque Pouliquen , 10 000 F de prêt en liquide obtenu de sa banque et le reste , 30 000 F en dollars . Tiens, c'est rigolo, ça fait 2020 dollars...

Bon, je fais ça, à la louche, mais c'est mieux pour mettre dans une petite boîte.

 

Vous avez compris bien sûr, Seznec a tout simplement doublé le nombre de dollar qu'en réalité, il possédait.

 

Published by skeptikos
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  • : Affaire de cadillac
  • : Histoire d'y voire un peu plus claire dans la disparition de Pierre Quemeneur et dans la condamnation de Guillaume Seznec
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